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Alice aux yeux de glace et la silhouette blanche — PV Shiro

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Kaori A. Rozen
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MessageSujet: Alice aux yeux de glace et la silhouette blanche — PV Shiro Mer 24 Mar - 1:37

Gâteau à la fraise ?

Un son peu gracieux, long bâillement, se fit entendre dans la pièce rectangulaire qui, aux premiers abords, semblaient familiers aux yeux fatiguées de la collégienne. Faim. Elle avait cruellement faim, et c'est ce qui la fit réveiller en fait. Baillant discrètement, elle se leva doucement du lit, et resta pendant une ou deux minute assise sur le bord, pensive. Sa tête était lourde. Elle avait l'impression de se réveiller d'une trentaine d'heures de sommeil. Une nouvelle migraine était au rendez-vous. Les yeux fermés, les vêtements froissés, elle retomba brusquement dans le lit, épuisée. Il lui semblait encore voir ce gâteau à la fraise dont elle avait rêvé. Si proche d'elle. Cette crème fouettée, ces délicieuses fraises, ce moelleux, ce fondant, cette texture, ces couleurs, ces.. ah qu'elle avait faim. Et il était tellement rare qu'elle se lève aussi tôt mais qu'elle ait pourtant autant envie de dormir encore, et.. faim .. et..

11h23.

Il était 11h23. C'était ce qu'indiquait l'horloge posée sur la table de chevet. C'était ce qu'elle avait lu en daignant péniblement rouvrir ses yeux. Que.. comment était-ce donc possible ? En retard, en retard. Elle était en retard. Comme Monsieur Temps et sa grosse montre à gousset était ingrat. Alors Kaori se jeta hors du lit, jetant la couverture contre le mur. Depuis qu'elle était arrivée, elle n'avait jamais été en retard. Une En fait, elle ne l'avait jamais été tout court. Alors elle se recoiffa grossièrement sans prendre la peine de regarder le miroir, ouvrit l'armoire d'un geste précis. Mais où était son uniforme? Où était sa jupe ? Où était.. ?

Pause - Arrêt sur image.
Kaori : ses yeux de glace, fixant le garçon endormi à côté. Kaori : ses cheveux ébouriffés, son regard ébahi, incompréhension totale. Kaori : ses vêtements négligés, sa main posée sur l'armoire.

Play - Comme la vie est dure.
Ce n'était qu'à cet instant précis qu'elle comprit qu'elle n'était pas dans sa chambre. Enfin, qu'y pouvait-elle? Les chambres du dortoir du collège se ressemblaient toutes lorsqu'on se trouvait du même côté. Même dispositions, mêmes fenêtres, mêmes lampes. Alors, très calmement, elle ferma délicatement l'armoire afin de ne pas réveiller le garçon (c'était déjà un exploit qu'il soit toujours endormi malgré le charivari causé ; admettons donc qu'il soit un panda). Lentement, elle se rassit sur le lit, et prit soigneusement la peluche d'à côté (comment pouvait-elle savoir qu'elle était vivante cette poupée d'abord?) dans ses bras, et observa l'élève. Nul doute qu'il était le même que celui des différents portraits qu'elle n'avait jusque là pas remarqué.

« Mon gâteau pour plus tard .. »

Il fallait dire qu'elle avait encore faim.
Sans gêne, ses yeux de verre fixèrent tous les détails de la chambre. Son visage était dénué de toute expression. Elle ne savait pas du tout ce qu'elle faisait là. Impossible de se souvenir des quelques heures précédentes. C'est vrai, elle était amnésique. Elle était amnésique et s'était faite assommée par un cocotier, on ne pouvait trop lui en demander. Tout de même, Kaori ne put s'empêcher de se demander si la nuit dernière... Et si ce garçon était en réalité un pervers pédophile en liberté? L'âge n'empêchait pas d'en être un. Endormi aussi sereinement, ces traits apaisés, ce souffle court. Mais, et si et si.. Ah mais non, impossible. Comment un être à l'apparence aussi innocente pouvait faire quoi que ce soit à quelqu'un? Il devait même être assez frêle.

« Gâteau à la fraise.. gâteau à la fraise.. gâteau à l~~~~aaaaaah ! »

La peluche venait de bouger ? Les ennuis recommençaient.

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Shiro Ochiru
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MessageSujet: Re: Alice aux yeux de glace et la silhouette blanche — PV Shiro Ven 26 Mar - 2:27

Chocolat, chocolat, chocolat, chocolat, non. Jamais ! Une pêche, une étoile, un plan. Ton coeur !

Miam. Ca avait l'air si bon, délicieux, elle en bavait rien que de les regarder. Tous ces plats délicieux dégageaient un arôme exquis, à vous faire manger une table et demander du rab' après. Dans un bruit de coton se déchirant, Leab ouvrit la bouche et mordit dans une magnifique sucette enrobée de chocolat. Cette dernière, à l'instar d'une femme avait quelque chose d'érotique. C'était sans doute le subtil mélange chocolat noir - blanc - au lait - aux noisettes qui procurait cet effet. Toujours est il qu'un simple regard posé sur ce bonbon et le malheureux observateur sentait soudain une faim intense l'envahir, il avait besoin de cette sucette. Ce besoin était équivalant à celui qu'éprouve le drogué en phase ultime après un mois et demi d'abstinence en voyant un paquet de cigarettes trainant par terre. Le pauvre court vers ce réceptacle salvateur, l'ouvre voluptueusement et, jouissance ultime, constate qu'il reste une seule cigarette, intacte, qui semble le saluer et même lui dire : " Viens, fume moi ! Je te ferai du bien. N'hésite pas ! ". Le souffle court, il attrape maladroitement son briquet, manque d'écraser sa promesse de liberté tant il tremble, pleure presque lorsqu'il réussit à l'allumer et enfin, il aspire une bouffé de ce mélange de nicotine, d'herbe, de miel, d'insecticides et de gaz lourds. C'est mauvais pour la santé, ça va lui détruire les poumons, mais rien à foutre, il faut la finir. C'est alors que l'infirmière entra dans la chambre et que le convalescent heurta brutalement ce mur appelé " réalité ". Il tenait une saucisse entre ses doigts et la portait à sa bouche après l'avoir frottée contre ses draps dans l'espoir de fare jaillir une flamme. Il sentait ses larmes toutes froides rouler sur ses joues et entendait une voix lointaine diagnostiquer : " Régime complet, plus de nourriture tubulaire, camisole de force. ". Ca me tient, me transforme, et me force à être sans cesse glacé, gelé intérieurement et à penser que je suis toujours en vie. Il devint fou.

Gnap. Le goût était étrange; ce n'était pas sucré ou doux comme la peluche l'avait imaginé. C'était salé avec, en se contrant intensément une très légère odeur de gâteau à la fraise en arrière arrière goût, cachée par les relents de chlorophylle, de terre et autres corps appartenant au domaine végétal. Soudain la sucette bougea. Quelle sensation étrange que de la sentir remuer ainsi à l'intérieur de sa bouche ! L'objet avait l'intention de s'enfuir ! Il voulait quitter son monde, ce monde où personne ne pleure seul. Il voulait sûrement retourner dans son univers. Dans son monde, ce monde où personne ne meurt seul. Jusque là, la peluche avait gardé les yeux fermés. Difficile me direz vous, puisqu'elle n'a pas de paupières, ni de bouche puisqu'on en parle. Mais après tout, Leab est une peluche et aucun chercheur n'a essayé de déterminer l'anatomie d'une telle chose, n'est ce pas ? Qui sait si elles n'ont pas des paupières ou des oreilles ?

Continuons. Donc, jusque là, la peluche avait gardé les yeux fermés. Elle essaya de les rouvrir mais ils étaient lourds et ses paupières semblaient scellées. Elle mobilisa quelques neurones encore embrumées par le sommeil pour l'aider dans sa tâche. Son encéphalogramme se conduisait maintenant comme le chef d'une agence de services secrets, donnant des ordres à des agents, inventant le nom de codes des missions (que des trucs classes !), etc etc. C'est ainsi qu'à 11h 30 fut lancée l'opération : Lumière d'étoile. Le plan se découpait en trois phases : investigation des lieux en toute discrétion, élimination de forces opposantes, ouverture des paupières. Après quelques millisecondes de combat acharné et de modifications en dernière minute du plan, la lutte était terminée. Les neurones, aidées par les renforts envoyés par l'encéphalogramme avaient gagné. Les paupières avaient été repoussées et gisaient, béantes, victimes de leur entêtement, tandis qu'une épaisse lumière, symbole de la victoire pénétrait les environs, illuminant le champ de vision de l'oursonne. Cette lumière s'éleva par dessus la foule, traversant les nuages toxiques, violant la sphère externe, le symbole de toutes nos peurs.

Des mains. Avec des doigts. Il y en a cinq. Ils sont blancs.

Essuie la table. Mets la table. Mets-le dans l'assiette. Ton Coeur.
Même si tous les jours fondent. Demain. Je ne vais nulle part.
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Kaori A. Rozen
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MessageSujet: Re: Alice aux yeux de glace et la silhouette blanche — PV Shiro Lun 29 Mar - 23:06

« Poe ? »

Parce que son coeur ne parlait plus depuis longtemps. Cousu, décousu et recousu, la parole a cependant été perdue, noyée au fond de mers glacés. Mais elle, incapable de rejoindre la surface, interdite de se morfondre dans les abysses, emprisonnée entre deux mondes, il était impossible de s'en sortir, et encore, c'était surtout qu'elle n'avait le choix. Comment s'épanouir alors ? Enfin, les mots sont peut-être trop exagérés pour une telle scène anodine. Mais ce « poe ». Ah ce « poe », elle-même ne savait plus trop pourquoi. C'était le 'poe du coeur perdu'. Mettez donc un peu de lumière sur son âme, embrassez la.

« Poeeeee~~~ » répétait-elle longuement, à voix basse, voix indignée, surprise, indignée.

Qu'était-ce cette peluche ? Au premier abord plutôt laide, mal entretenue, et puis surtout très vieille, complètement usée. Les yeux grands écarquillés, le visage blanc de stupeur, la collégienne resta muette pendant cinq minutes, posant tantôt son regard sur la chose endormie, et tantôt sur le maître lui aussi toujours assoupi malgré son cri strident. Comment donc? Ils détenaient tous deux le diplôme de dormeur professionnel? Enfin, tant mieux s'il ne se réveillait pas, tant mieux s'ils n'arrivaient pas à repousser au loin les rêves. Et le soleil pardonne aux nuages. Au moins, elle n'avait pas à lui expliquer ce qu'elle faisait dans cette chambre, car elle avait beau y pensé, elle ne le savait toujours pas.
Enfin, elle n'avait pas le temps de penser plus à de telles futilités, car voilà que la peluche s'agrippa à son doigt. Le lécha. L'enfouit dans sa bouche.

- Des roses? Ma vue est teintée de roses. Il y avait des roses.. mais je ne me souviens plus pourquoi. -

Bouffée d'air, des bribes de souvenirs éclataient. Puis c'était bizarre tout de même. C'était comme si son doigt était coincé dans une machine automatique sans possibilité de le retirer, même si elle forçait. Mais ça ne faisait pas mal. Ca la chatouillait même un peu. Ce n'était pas désagréable. Mais vous savez, une peluche n'a pas vraiment de langue. C'était du coton, du tissu. Une matière douce et moelleuse. Ah comme son gâteau à la fraise ! Oui, elle le voulait son gâteau. En plongeant dans un monde de sucreries et de douceurs mielleuses, la jeune Rozen explorait en même temps un univers de coton. Barbe à papa. Mais oui, cette peluche était une barbe à papa. Elle pouvait donc la manger ?

« Tu sembles plutôt appétissant toi.. non ? »

Etait-elle bête.
Enfin, la peluche ne répondait pas.

« C'est pas gentil... tu n'es pas très polie dis moi. Il te faudrait déjà commencer par faire la révérence. Te baisser dignement. Sourire hypocrite. Ensuite, tu te relèves, tu te présentes. "Je m'appelle Peluche".. enfin, tu dois as sûrement un autre nom que "Peluche".. comme par exemple "Mademoiselle Peluche". Non ? Ah. Apprenez-nous à tricher, apprenez nous à mentir, couvrir, dissimuler les fausses ..... moi je ne sais pas. »

Etait-elle bête.
Enfin, la peluche ne répondait pas.

Grand monologue. Mais Kaori n'est pas folle, elle est bien consciente de ses paroles. Elle sait très bien que Mademoiselle Peluche ne répondra pas. Elle sait bien que son discours n'a pas de sens. Elle sait très bien tout cela. Mais plutôt que de savoir et de se taire, elle préférait parler et sourire. Elle avait choisi de vivre. Et elle avait surtout choisi de ne jamais tromper sa propre personne, car c'était le pire mal de la vie : le regret. Ne jamais jamais plus tomber dans le sordide précipice. Dites bonjour à vos aïeux, souriez aux morts, jouez avec les souffrants, réconfortez les heureux, laissez vous emporter loin des souvenirs des personnes qui se soucient que vous vivez ou mourrez. Riez avec votre double maléfique, mais jamais, ne vous dites jamais au revoir.

Il n'était pas bien dur de retomber dans la rêverie. Voyez, Kaori dessinait de nouveau des nuages dans ses yeux. Son esprit était enfermé dans une toile d'araignée géante, des fils de ci et de là. Reliez les au monde, reliez les à vous même. Elle sautillait dans de la crème chantilly fraîchement fouettée. Elle suffoquait dans du thé Darjeeling. Trempée de sucre. Vomissant des idéaux doucereux.

- Je crois que. Je suis en train de me noyer. Je crois que. Enfin. Ah, non. Asphyxiée. -


Il n'était pas bien dur d'en sortir. Nice timing. L'oursonne se réveillait en même temps. L'une rêvait les yeux ouverts, l'autre les yeux fermés. L'une aimait les rêves tissés de fils multicolores, l'autre devait largement préférer profiter de vraies sucettes. Mais les deux se regardèrent, confrontées à un regard insoutenable. Celui de Kaori était innocent, interrogateur. Ses joues rosées et ses lèvres fraises semblaient trahir sa faim.
Tandis qu'un large sourire-banane se dessinait sur le visage de l'adolescente, ses mains se dirigèrent dangereusement vers les joues de la pauvre victime. Elle les pinça bien fort. Non pas pour qu'elle souffre cela dit. Pour qu'elle sache à quel point Kaori l'appréciait.

« Hey t'es trop choue toi. » - Silence ; Kaori pencha légèrement sa tête sur le côté, signe qu'une idée révolutionnaire venait de traverser son esprit. « Tu crois que ton maître m'en voudra si je t'adopte? On a qu'à partir à la sauvette. »

Et elle se sauva. Enfin, essaya. L'opération peluchenapping commençait. Défi du jour : quitter la chambre sans se faire remarquer.

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MessageSujet: Waking the demon Ven 30 Avr - 0:47

Réveillant le démon
Où courriez vous donc ?
Marchant dans l'ombre
Regardant le sang couler
Cela ne sera plus très long, alors n'essaye pas et bats toi
Ton corps s'affaiblit, marchant vers la lumière
Ces instants de souffrances, si seul et si honteux
Je ne suis pas revenu, il n'y a rien à gagner

La petite fille pleurait. Lui, en larmes, sans qu'il comprenne pourquoi, était recroquevillé sur le sol. Les fesses sur la dalle froide et humide, il avait ramené ses jambes le plus près possible de sa poitrine. Il entourait ses pauvres membres de bras décharnés dans l'espoir illusoire de se réchauffer. Pourquoi faisait il si froid dans cette pièce ? On pouvait voir de temps à autre des traces luisantes qui ondulaient sur son corps, creusant des sillons à l'image de ceux que font les laboureurs travaillant la terre, mère généreuse et abondante. Le plasma, qui était à l'origine des marques brillantes, s'échappait sous forme de filets irréguliers d'un rouge sanglant (à près tout c'était du sang).

Il avait baissé la tête pour éviter de croiser le regard de l'enfant. Quelle expression avait elle ? Colère ? Haine ? Tristesse ? Ou simplement ennui ? Il ne voulait pas le savoir, il sentait qu'en levant le regard vers elle, il le regretterait. C'est pourquoi il fixait obstinément le sol sale et humide de sa cellule. Ses cheveux, qui avaient bien poussés depuis le temps, venaient maintenant chatouiller ses épaules. A la manière d'une couronne, ils encadraient le visage pale du garçon. Une couronne, quel genre de roi était il pour recevoir un tel présent ? Sur quel royaume gouvernait il ? Y avait il quelque chose d'autre en dehors de cette cellule ? Il n'avait pour réponse que le sifflement du vent et ses rêves en guise d'échappatoire. Après tout, c'était normal.

La pièce dans laquelle il se morfondait était petite et voûtée. Elle était plus haute que large. On pouvait voir, en levant la tête, une interstice par laquelle filtrait les photons lumineux? Il voyait la lumière des étoiles et rêvait de liberté. Loin, cette capsule m'a emmené si loin, si loin de ma mémoire. Il fallait s'enfuir. Dehors, notre temps s'enfuit et tu ne peux pas le repousser sous terre. Cette lumière, d'où provenait elle ? Elle était si belle. En la fixant, il se sentait pousser des ailes, et s'apprêtait à s'envoler quand la réalité venait le ramener brutalement à terre. En larmes, il fixait alors cet échappatoire hors de portée.

Une porte s'était formée dans la roche et un lit était apparu. Il n'était plus assis par terre mais sur un pouf. Rose ? Il leva la tête et constata que le plafond n'était plus sombre mais d'une couleur blanc cassé. La lumière illuminait cette voûte, la petite fenêtre avait disparu. Etrangement, il n'était pas surpris. Et au milieu de la pièce, il y avait la fille, elle lui tournait le dos et tenait dans sa main un objet aux formes vaguement familières.
Fonction zoom activée. Zoom sur la main de la personne. Descriptif de l'objet : environ vingt centimètres, peluche avec une écharpe.

Leab. Cette information lui fit l'effet d'un coup de fouet. Elle électrifia son corps, ses nerfs et ses neurones étaient en suractivité. Il émergea brutalement de son reve. Finis les petites filles tistes, les prisons sombres, les objets apparaissant n'importe où. La peluche était en danger. Shiro se leva d'un bond et dans un bruit de pouf brisé (si toutefois c'est possible de briser quelque chose d'aussi mou). La fatigue s'était enfuie, effacée par l'indication d'un danger imminent.
La fille qui essayait d'enlever l'oursonne, c'était celle qu'il avait ramené dans sa chambre. C'était ainsi qu'elle la remerciait ? Il aurait du la laisser mourir au fond des roses pour la peine ! Vile créature.
Elle ne s'était pas aperçue de son réveil et essayait de quitter la salle le plus discrètement possible tout a écrasant méthodiquement et bruyamment tout ce qui trainait par terre. Tout dans la discrétion.

Le collégien s'approcha lentement de la fille qui ne se retourna pas et lui saisit le bras qui tenait la peluche. Il lui tordait presque le bras, cherchant à la faire lacher prise et lui rendre ainsi sa précieuse peluche. Puis il demanda, d'une voix à travers laquelle on pouvait sentir une colère particulièrement intense (deux en une journée, beaucoup pour lui). Il essaya pourtant de se contrôler afin de paraître moins agressif (chose déjà assez difficile vu sa taille et sa carrure).

" Je peux savoir ce que tu essayes de faire ? "


Respire pour moi
Ne me tire pas de mon sommeil
Reste avec moi
La possession s'achevera bientôt
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MessageSujet: Re: Alice aux yeux de glace et la silhouette blanche — PV Shiro

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