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De quel côté du miroir ? — PV Yutsuki

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Kaori A. Rozen
Chef suprême \o/
Panda abandonné. /sob
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Alice: Alice des Miroirs
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MessageSujet: De quel côté du miroir ? — PV Yutsuki Jeu 25 Mar - 0:00

< Qui ose pénétrer ces terres interdites, terres que sont mes pensées, mes secrets, mes incompréhensions, ma méfiance, mes désirs, terres que je suis ; et que la folie m'ait gagnée, qu'elle s'empare de moi, et qu'elle m'ordonne les fantaisies les plus inimaginables, jamais vues, ô folie qui s'empare de moi... >

La première [Kaori] était une poupée de verre. Ses yeux presque larmoyants, elle n'était qu'une poupée. Effrayante, cet objet qui n'était pas vivant, et pourtant, pourquoi son regard se voulait aussi larmoyant, si profond, ampli d'une douce haine, d'une haine qu'elle ne souhaitait pas, d'une haine qu'elle ne contrôlait pas, ah, haine séraphique. Froide au touché, la douceur n'en est pas moindre lorsque la soie glisse sur cette peau laiteuse, cette parfaite peau unie et blanchâtre, cette pureté jusqu'à dans son cou parfum fruité. Indifférence, nul esquisse pas même d'un sourire timide sur son visage, de marbre, taillé dans une pierre brute, les traits ne sont pas parfaits, mais l'on tremblerait devant cette confiance, cette atmosphère, cette ambiance rassurante émanant de cette verrerie. Frissonnez, elle n'est pas de jugement indulgent. Elle avance d'une cadence sereine, spectrale. Elle avance. Elle tombe.

< Qui ose transpercer les glaces, se noyer dans une eau gelée, récompense de son audace, admiré par par les yeux larmoyants de celle qui ne voulait répandre le Mal.. ô Démon. >


Lorsque le verre se brise, la deuxième Kaori est un parfum, une rosée. Les bouts de glace vous coupent les doigts, votre sang se mêle à la rivière enchantée de mots fantaisistes coulant dans les veines de la poupée bannie. Votre main brûle, votre sang coule encore, mais elle, elle chante. Elle chante des paroles sucrées, elle chante des mélopées, des romances, elle vous hypnotise de ses chimères. Vous ne pouvez vous arrêter, il faut l'écouter. En savoir plus. Comment, être étrange, comment est-elle en réalité ? Comment cette folie s'empare de chaque pore. Comment, ce caractère lunatique. Qui est-elle ? Non, n'essayez pas de détacher votre regard. Elle ne voulait que partager son dernier trésor. Ne fuyez pas. Ne fuyez pas encore. Ne la laissez pas... alors qu'elle absorbe votre sang, votre vitalité, elle vous absorbe, elle vous a absorbé dans son esprit. Un sourire mignon, ô, daigneriez-vous la laisser en proie à la solitude? Pauvre jeune fille perdue dans les ténèbres de la nuit, cette nuit au sourire sarcastique, cette lune sournoise, ces étoiles narquoises. Elle sombre dans ce gouffre multicolore, encore, AIE. La chute est brutale lorsqu'on retourne à la réalité. Arrachez lui son imagination avant que son coeur ne se consume.

< Qui ose... >

Alice des temps modernes, la troisième. Energétique, frivole, malicieuse. Sans gêne, debout sur la balançoire, riant de bon coeur. Ses yeux sont pétillants, elle se laisse aller. Intrépide, encore plus têtue que la reine de coeur, elle règne sur les oiseaux de papier et de craie, sur les herbes roses, sur le soleil bleu, le ciel vert. Son monde est un miroir, un vert brisé, une image différente dans chacune des glaces. Elle se laisse emporter et se noie dans un océan de sombre délire, amour. Peignez vos pensées. Crachez vos désirs. Mangez les chagrins. Plaisir - Rire - Plaisir - Rire - Plaisir - Rire - Plaisir - Rire - Plaisir - Rire - ALICE! - Plaisir - Rire - Plaisir - Rire - LE LAPIN BLANC S'ECHAPPE! - Plaisir - Rire -

< Démon fou, provenant des abysses les plus profondes. Oses-tu? >


Alice + Alice + Alice = Kaori
Au silence soudain contraintes, elles courent en imagination. Après l'enfant du rêve et suivent son parcours au Pays des Merveilles où tous les animaux tiennent de long discours, y croyant à moitié.
Et chaque fois que, la narration asséchant le puits de ses idées, le conteur fatigué cherche bien faiblement à remettre la suite « A la prochaine fois », « La suite maintenant » disent les voix heureuses !
Le Pays Merveilleux naquit très lentement : c'est ainsi qu'un par un, furent conçus tous ses curieux incidents. Le récit a pris fin ; L'équipage joyeux, sous un soleil couchant, regagne ses pénates.
Que l'enfantin récit, par ta main caressé, soit bien reçu, Alice ; Dépose le avec les rêves du passé qu'entrelace Mémoire, comme ces fleurs qui, par le pèlerin tressées, meurent loin de leur sol.
[ Alice au Pays des Merveilles - Lewis Caroll ]

C'était un après-midi de mars. Le vent se faisait doux, caressant le visage fatigué de la jeune fille. Pensive, distraite, le regard rêveur, perdu dans les nuages blancs de Tokyo, Kaori se reposait à l'ombre d'un cerisier du lac. Jour de répit, elle était venue s'isoler au lycée, dans cet endroit sinistre que peur fréquentaient. Calme, reposant, la présence des spectres ne la dérangeait pas, d'autant que son sourire chaleureux réconfortait leurs âmes meurtries. Y avait-il vraiment des spectres? Elle en était convaincue, elle disait les voir, sympathiser, compatir. Il ne faut pas partager la tristesse, il faut la chasser.
Quelques pétales de fleurs de cerisiers prématurées venaient se perdre dans la longue chevelure pâlement rose de la jeune fille. Rose, elle avait demandé à un camarade de classe de teindre ses cheveux pour la journée. Fantaisie, quelques paillettes et étoiles imaginaires décoraient sa vision du lieu. Il était dommage que tous ces détails n'étaient que fictifs. Le monde serait pourtant tellement plus beau. Tout le monde se promènerait avec un masque avec un grand sourire, et un regard béat. Les méchants, eux, auraient un masque difforme de couleur rouge pour signaler la population : "attention, n'approchez pas ces personnes, elles vont vous violer, vous arracher les yeux pour en faire des sucettes, rasez votre tête pour en faire des perruques, coupez vos membres pour les manger, vendre le rester au marché noir pour le fric". Tous les autres auraient un visage blanc. Utopie d'une gamine de 14 ans. De toutes celles imaginables, la sienne était sûrement une utopie beaucoup plus lugubre encore que la vie réelle.
Livre déposé à côté d'elle, elle s'était assoupie, bercée par la mélodie d'un vent attristé par la beauté incomprise de ce lac. Voilà donc neuf semaines depuis qu'elle avait foulé ce territoire surprotégé. La frustration se dissipait fortement. Kaori n'était pas une personne fortement pessimiste. Il fallait profiter du peu qu'elle avait. Il fallait profiter des sourires réconfortants de ses camarades. Du dessert trop gras servi au réfectoire. Des blagues sans succès de ses professeurs. Et de ces paysages féériques. La simple pensée et se dessinait sur son visage un sourire mensonger. C'était le bonheur fabriqué, mais qu'est-ce qu'elle était heureuse. Piètre amour que celui qui se laisse mesurer. Piètre vie que celle qui ne sait se faire profiter.

- Kssss -

Frissons. Kaori ouvrit brusquement les yeux, la respiration haletante. Désagréable pressentiment. Comme lorsque l'on plonge dans une glace noirâtre de rancune. Ah qu'elle n'aimait pas cela. Lentement, elle se leva, s'époussetant légèrement, et replaçant une mèche rebelle derrière son oreille. Ses yeux curieux se promenèrent sur les branches mortes de la forêt d'arbres désolés. Qu'était-ce ce bruit? Cette présence inquiétante. Elle n'avait pas de miroir sur elle, elle n'était pas confiance. La peur rongeait ses os, son coeur battait la chamade. -doki doki doki- Ses jambes refusaient d'avancer. Refusaient de quitter ce lieu. La nuit chassait gentiment le jour. Le soleil s'en allait, loin, loin. Et elle.. seule au bord d'un lac de squelettes.

Un pompon ? Queue de lapin, saut hésitant, un animal se déplaçait d'une manière étrange. Là, de l'autre côté du lac. Se hâtant, Kaori courut à petits pas vers la bête qui s'échappait. Pieds nus, vêtue d'une robe d'un blanc chaste, sa peau s'écorchait contre les écorces de cette forêt ingrate. Où était-il passé ? Ce lapin au grelot. Ce son qui résonnait. Ce lapin, ce ...

Et Kaori tomba dans un trou.
Était-elle de l'autre côté du miroir ?

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riding on a blind unicorn.
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