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How much longer until you break ? [Mitsuchu]

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Camille V. Kaweda
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Camille V. Kaweda

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MessageSujet: How much longer until you break ? [Mitsuchu] How much longer until you break ? [Mitsuchu] Icon_minitimeVen 26 Mar - 1:36

    Camille d'un air blasé regardait le ciel au soleil qui se couchait. Je sais même pas pourquoi je précise que Camille a un air blasé puisque Camille a toujours un air blasé. C'est assez puissant, c'est même fascinant, comment il fait on pourrait se demander, pour toujours paraître si indifférent au monde qui l'entoure ! C'est comme si rien ne le touchait jamais.

    Donc l'adolescent aux cheveux roux et longs fixe les nuages comme s'il n'avait que ça à faire, c'était totalement et particulièrement faux, normalement sûrement aurait-il du passer la journée en cours, à écouter un putain de prof rabattre les mêmes conneries rébarbatives. Si à une époque Camille n'avait pas besoin d'aller en cours réellement parce qu'il était plus que doué, il en aurait à présent eu bien besoin, ses notes – si ce n'est à part en maitrise d'Alice – étaient catastrophiques, mais il avait pris l'habitude de s'en foutre, il avait pris l'habitude de ne se sentir aucunement concernés par tous ces profs, tous ces bulletins, bref, toutes ces choses là qui n'étaient relativement composées que de « Élève dissipé » ; « Un véritable honneur de voir ce cher Camille en cours ! » ou autres. De toute façon c'est pas comme si Camille avait véritablement des parents, enfin il en avait dans le sens où sur son truc d'état civil il y avait – sûrement à vrai dire le français ne l'avait jamais vu et s'en foutait – le nom d'un père, d'une mère, même sûrement d'une grand-mère, certes, mais bon, enfin voilà quoi, finalement quand on voit plus des gens pendant euh. Attendez. Je compte. 17 ans. Moins genre. 12. Enfin wé, donc cinq ans ! Enfin à l'âge de Camille-chou on oublie bien vite, et puis il veut se croire indépendant le grand dadais, il aime bien cette idée, qu'il a besoin de personne, qu'il est grand et adulte, il kiffe ça, obéir à personne, quel pied.

    Donc bref il est là il regarde les nuages, Skelly sur ses genoux, Skelly pour ceux qui suivent pas c'est son cheeeer Mac Book, cette jolie brune à la poitrine ravissante et au sourire rafraichissante. Seulement là, Skelly a plus de batterie, alors on peut bien être aussi doué que Camille et avoir un super Alice de geek qui permet de littéralement tomber amoureux d'un ordi, si Skelly a plus de batterie le jeune homme ne peut rien y faire.

    Alors il pousse un soupir et il ferme le clapet de l'ordinateur portable, bah oui, fallait faire un choix entre rester dehors pour profiter du temps qui commence à s'adoucir et avoir que deux heures de Skelly ou bien rester enfermé et avoir Skelly tout le temps. Mais en restant enfermé alors qu'on a cours en fait c'est prendre le risque de se faire facilement prendre par un surveillant ou par un prof qui déciderait de faire une petite ronde dans l'internat.

    Bref, c'est Skelly sous le bras et après avoir poussé de lonnnngs soupirs et s'être moultement étiré que Camille se décide enfin à aller en cours. Oui mais le problème quand on va en cours sans regarder sa montre avant, bah c'est qu'on sait pas à quel moment on arrive.

    Il ouvre la porte et le silence se fait. Bah oui d'un côté là l'adolescent lève les yeux vers l'horloge qui trône au dessus du tableau où sont inscrits pleins de formules scientifiques à s'arracher les yeux et bref Camille il voit qu'il est genre 17h50 et normalement les cours se finissent à 18heures. Ah oui, c'était un de ces cours comme ça, où toutes les classes lycéennes étaient regroupées, principe stupide, mais qui faisait toujours plaisir au jeune geek ; car classes regroupées signifiait Mistu à traumatiser.

    Et en parlant du gamin, il était là, à suer au dessus de son cahier mordillant un crayon de bois l'air totalement paumé, haha, qu'il est chou.

    « S'cusez moi ! »
    qu'il grogne le grand roux ignorant les regards attérés ou blasés qui l'observent silencieux, et le borgne se glisse à côté du petit japonais et il glisse sa main froide sous son t-shirt pour la déposer sur sa taille et puis il lui murmure à l'oreille tout doucement un truc du genre : « Oh comme tu m'as manqué Chéri » sans en penser évidemment un seul mot – enfin peut-être le « oh », remarque, parce qu'elle est douce la peau du gamin et qu'il l'aime bien, et puis le « Chéri » aussi mais Camille il appelle tout le monde « Chéri », « amour », ou je sais quoi, enfin bref, il fixe les joues qui deviennent pivoine du gamin et puis hop aussi rapidement qu'il l'avait touché il met fin au contact et fout ses mains sur ses joues en mode un peu blasé et joues gonflées, il regarde le prof et ignore Mitsu certain de son effet.

    Prof qui se remet à écrire au tableau et à blablater inlassablement sur des formules incompréhensibles.

    Camille regarde en coin le gamin (genre y'en a qu'un là), et il grogne.

    « Putain, comment tu peux supporter des cours comme ça ? »
    Avant de rajouter en se penchant vers le gamin et en passant sa main dans ses cheveux il les ébouriffe et susurre son sourire cruel aux lèvres son visage au plus près de l'autre : « Je t'admirerais presque, Gamin. »

    Dégoulinant de cynisme dégueulasse. Tss.
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Mitsunari Egawa
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MessageSujet: Re: How much longer until you break ? [Mitsuchu] How much longer until you break ? [Mitsuchu] Icon_minitimeDim 28 Mar - 22:27

    Mais parfois dans la vie, on est une petite chose mignonne sympathique soumise verte avec des pois bleu qui va en cours même si c'est horrible, hé oui, hé oui, c'est bel est bien vrai et possible en même temps. Et quand on est comme ça, la vie, c'est trop dur, et on va même en maths même si on possède une variété de cerveau qui refuse sauvagement d'assimiler quoi que ce soit qui dépasse le niveau de complexité d'une division. Alors on souffre, oh oui, on souffre. Alors, Mitsunari souffrait — affreusement. Ça expliquait pourquoi la moitié de sa feuille était recouverte de gribouillis multiples divers variés et nombreux — ah que je te colorie toute une ligne au crayon, ah que je te fais une mosaïque, ah que cette chose OUI c'est un chat, ah que ça oui c'est un dessin de fleurs et de soleil d'autiste, oh que ça oui c'est une paire de fesses — ah, non, c'est un trois.

    De temps à autres, il relevait la tête pour voir ce qu'il s'était passé pendant qu'il ne suivait rien et était assez désespéré et recopiait tout le plus vite possible, pas grave si c'était illisible, t'façons, il les relirait jamais, d'abord. Parce que, c'était des maths ! Des maths ! Des maths ! Là, j'te prends des p'tites lettres j'te mets des chiffres devant on met des symboles magiques et ça fait d'autres petits chiffres, ou des combinaisons monstrueuses de petites lettres ET de petits chiffres, ou pire ! On te dessine des trucs méga-moches et on te demande de calculer des trucs ! Sur un dessin ! NO WAY ! — Alors, où en étions-nous … Ah oui. La souffrance. La souffrance, c'est quand on souffre. Souffrir, c'est nul. Voilà. Enfin. Tout est relatif, évidemment, par exemple — non, focus, focus, regarde, une équation ! Ça te fait jouir les équations hein ? Oh oui, oh oui, oh oui ! Non. Allez hop, on se concentre, il reste pas longtemps, bientôt tu seras libre, libre, libre ! Oui ! Libre !

    Mais quels étaient ces mystérieux signes inscrits au tableau ? Comment diable en était-on arrivé là ? Pourquoi ? Comment ? 42 ? Et le sens de la vie ? Hum, ça a bon goût le crayon de papier hein, vachement meilleur que la gomme mais moins bon que la peau des doigts, mais en même temps, ça pissait moins le sang, et dans quel sens fallait-il lire le tableau au juste ? Mais tout à coup voilà que la porte s'ouvre. Damned, mais que se passe-t-il ? Le feu ? La mort ? Les lapins qui nous envahissent ? Non. C'était juste … Oh non. Oh non non non. Il se retint de prendre une pose de désespoir intense et d'hurler, mais jeta un regard anxieux à la place vide à côté de lui. Pourquoi était-elle vide ? Non, non, pas l'autre red-haired, non non non pitié Jésus Marie Joseph Kami-sama Bouddha. Et puis ce crétin, quitte à pas ramener son cul de la journée il pouvait ne pas le ramener du tout ! Il restait dix minutes là ! Juste dix minutes ! Dix toutes petites minutes ! D'horrible longues dix minutes ! Il allait mourir.

    Et là dam vlan ! Ça rate pas ! Ça vient à côté de lui ! Ça représentant un genre d'être humain, c'était à dire en l'occurrence Camille. Nan nan nan jarte ta foutue main de là oh là là et me souffle dans pas l'oreille nom de Dieu ; oh comme c'était agréable de sentir le sang remonter très très vite jusqu'à ses joues, de savoir qu'il avait la couleur d'une tomate mûre, ah là là, hi hi, enfin tant pis hein, et l'autre espèce d'abruti qui faisait comme si de rien mais quel espèce de crétin, oui quel crétin, ça rimait avec lapin, mais pourquoi ? NAN c'était bon là, pas la peine de se re-tourner vers lui, c'était très bien avant, enfin non, mais si, me touche pas purée, non je supporte pas les cours comme ça mais c'était mieux — moins pire enfin si peut-être — sans toi ! Et puis d'abord —

    « Je n'suis pas un gamin. » Connard, entre parenthèse, là, je le pense très fort, tu le sens comme je le pense fort hein tu le sens ? Enfin, tu t'en fous, ah, tu sens le sucre, c'est dingue.

    Ensuite, à l'aide de gestes maitrisés au lieu de grandes gesticulations qui auraient été parfaitement justifiées, il s'éloigna de Camille en décalant son postérieur de quelques centimètres et en le poussant vigoureusement — si si ! Mais si ! Mais croyez-moi ! — à l'aide de deux doigts. Le majeur et l'index. Attaque puissante. Crève, monstre gluant. Ça l'ennuyait un peu tout de même de s'agiter comme ça, il était toujours en cours, là … Et même s'il était au troisième rang, là juste maintenant, il était SÛR que le prof venait de lui lancer un super-sale regard, oh là là. Il fit mine de s'intéresser au tableau, mais ce fut en vain. Il n'avait que peu de capacité d'indifférence, lui. À moitié affalé sur sa feuille, il tourna donc ses yeux — et, incidemment, son visage, car ses yeux ne sortaient pas encore tous seuls et indépendamment de sa tête ; mais un jour, ça arrivera ! — vers l'autre espèce de *** roux. Qui ne le regardait pas évidemment. Il l'attaqua dans le bras avec son crayon.

    « Mais qu'est-ce que tu fous là toi ? »
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Camille V. Kaweda
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MessageSujet: Re: How much longer until you break ? [Mitsuchu] How much longer until you break ? [Mitsuchu] Icon_minitimeLun 29 Mar - 0:30

    Camille à vrai dire n'était pas un connard. Enfin, il en était persuadé, pas sûr que les autres cependant soient toujours de son avis – autres comme Mitsunari qui le fusillait toujours du regard. Pourtant l'élancé roux en était persuadé : il était plus que gentil et charitable avec ce gamin. Au fond, voilà, il assumait pas d'être homo, c'était son choix – mais non ! Tout le monde devrait assumer, Camille est ce genre de personnes étriquées qui pensent que leur parole est la meilleure et que tout le monde devrait penser comme eux. Et le sexe, mesdames et messieurs, c'est un passe temps délicieux, et c'était parce que le français avait beaucoup (si si) d'affection pour le tit japonais, et donc qu'il voulait juste et tout simplement bah. L'initier aux plaisirs de la vie ?

    Y'avait un tit picotement sur son bras, genre, tout petit truc qui essayait en vain de transpercer le tissus de son t-shirt et l'adolescent finit par y jeter un coup d'oeil, c'était plutôt pathétique, ce crayon qu'il essayait de rentrer dans sa peau – presque aussi pathétique (quoi que ç'aurait été un challenge, il devrait participer à des concours ce gamin) que la tentative de répulsion du gamin minuscule sur le plus grannnnd prédateur de l'académie : Camille. Haha, oui c'est pas crédible : mais dans la tête de Mitsu, le roux en était sûr, il le voyait comme ça. Et ça l'amusait grandement.

    Le rire si spécial de l'adolescent, une sorte de « Niark Niark Niark » amélioré s'échappa de ses lèvres fines, et sans toujours adresser un regard au gamin – qu'il avait soigneusement évité en ne regardant que le crayon avec lequel il s'acharnait. C'est que ça finirait par faire mal. Pas que Camille était masochiste hin. Non, il laissait ce genre de tendances à ceux qu'il prenait comme amant. Toujours du bon côté du fouet. Lalala.

    « T'occupes, j'essaye de suivre le cours Chéri. »


    Il dit d'un air super sérieux en fronçant les sourcils et en fixant le tableau d'un air concentré, mais en vérité là la seule pensée qui le traverse c'est « Merde je fumerais bien une clope ». Et puis le crayon sur son bras finit par l'agacer – y'a des choses pour lesquelles on fait semblant d'être patient (comme son colocataire de chambré) et d'autres, non.

    Il empoigne le crayon de bois de sa main dont le bras n'était pas prisonnier et puis il grogne, agressif, en laissant ses yeux grinçants glisser vers le gamin :

    « Mitsu, t'arrêtes oui ? Merde quoi, tss. »
    avant de casser entre ses doigts osseux le crayon en deux. Tout cela évidemment le sourire aux lèvres.

    Certains pourraient être impressionnés par la petite prestation de l'adolescent mais sûrement le « Mitsu » en question y était habitué. A force de partager la chambre d'un geek bizarre à moitié amoureux d'un ordi nymphomane et allergique à la plupart des êtres humains, n'importe qui de sensé finirait par être blasé non ? Oui, mais le Mitsu là, il avait rien de sensé.

    Après ce petit incident isolé, Camille fit mine de se replonger dans le discours du prof qui s'égosillait devant son tableau à chercher à contrôler une classe qui comptait les dernières minutes avant la délivrance exquise et tant désirée – j'ai nommé la sonnerie. Mais notre adorable rouquin, lui, n'en avait cure, du temps qui restait, parce que plus il restait de temps, plus il y avait de Mitsuru à embêter, à vrai dire. C'est donc posément et en ignorant son voisin que notre grand Camille (soyons logique, il est pas petit) sorti de son sac – parce que si, il avait un sac, il fallait bien transporter Skelly, hin – un stylo (qui était resté au fond genre tout seul égaré le pauvre). Ô miracle ! Le français n'en attendait pas tant à vrai dire. C'était toujours aussi discret de fouiller au fond d'un sac rempli de truc genre canettes (vides tout de mêmes), clés diverses, prises et câbles en tout genre et briquets vides. C'est à dire, pas du tout quoi.
    Il empoigne le cahier du gamin à ses côtés et tourne la page sur laquelle il gribouillait consciencieusement et arrache la suivante puis repose le cahier déglingué en face du gamin.

    « Tu m'excuses Mitsu-chou, mais je suis obligé de prendre des notes moi-même... »
    Il jette un regard méprisant sur les gribouillis du gamin – qu'il avait sûrement un peu froissé au passage mais quel importance. « … Les tiennes n'étant pas très crédibles. »

    Il sourit méchamment, sans tenter cependant d'approcher d'un peu plus près la vierge effarouchée. Il aurait tout ce temps une fois que le cours serait fini – il ne restait sûrement plus qu'une minute.

    Camille faisait parti de ces gens insupportables qui détestaient les maths – et qui cependant les comprenaient et les assimilaient sans aucun problème.
    Si si, je vous jure, ça existe.

    Et pire encore, il était de ceux qui faisaient des remarques sur les notes des autres – alors qu'eux même entrent en cours pour assister aux dix dernières minutes.

    Y'a des fois où on se dit que les salauds comme Camille mériteraient une bonne claque, mais à vrai dire, Mitsu n'était pas (encore) sa petite copine blonde à forte poitrine cocue maintes et maintes fois, alors il n'était pas vraiment en légitime position de punir le jeune homme de son arrogance. Quel dommage.
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Mitsunari Egawa
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MessageSujet: Re: How much longer until you break ? [Mitsuchu] How much longer until you break ? [Mitsuchu] Icon_minitimeJeu 1 Avr - 19:43

Là j'crois qu'j'ai breaké mon record de RP qui sert à rien. Félicite-moi. J'essaierai d efaire mieux, un jour 8B
    Non, en effet, il n'avait pas grand chose de sensé, pauvre petit être. Il ne supportait pas grand chose, mais il encaissait tout. Il ne se souvenait pas s'être un jour énervé vraiment ; jamais contre les autres, toujours contre lui-même. Il se contentait d'être triste — il y avait eu beaucoup d'aventures comme celle-ci. Un jour on lui avait déchiré son pull mais il n'avait rien dit — après tout l'autre n'avait pas fat exprès, ça ne valait pas la peine, ça ne serait pas juste. Un jour on l'avait poussé et il était tombé par terre, mais il n'avait rien dit, c'était un accident, ce n'était pas la peine. Un jour on avait cassé son bracelet que lui avait donné sa mère il y avait longtemps — pour un anniversaire probablement, c'était une chainette en argent — mais on n'avait pas voulu le faire, n'est-ce pas ? Mais de toute manière, quand bien même, il ne serait pas énervé, parce qu'il ne voulait pas qu'on le juge, se donner en spectacle. Et on avait fait bien des choses encore, et volontairement probablement, mais jamais un vrai éclat de voix, jamais une colère. Tout ça c'est le passé et c'est pourquoi c'est important. Le présent, tout ce qui arrive maintenant, est nul est non avenu jusqu'à l'instant suivant.

    Alors comme toujours il ne réagit pas quand on lui cassa son crayon et il ne dit rien quand on lui froissa ses dessins et il ne s'offusqua pas de tout ce mépris répugnant, de ne pas exister — il le méritait probablement, il n'existait pas, probablement. Non il était triste c'était tout — et pourquoi c'était stupide, un crayon n'était jamais qu'un crayon, et ils n'étaient pas beau ses dessins n'est-ce pas oui mais il les avaient faits il y avait passé du temps alors ça l'attristait un peu, oui, mais, rien n'était grave, rien n'était grave, alors ce n'était vraiment pas la peine d'être triste et pas la peine de bouder non plus d'ailleurs puisque de toute manière il n'en avait rien à faire Camille — on n'en avait rien à faire, on n'en n'avait jamais rien eu à faire. Ce qui ne l'empêchait de faire ni l'un ni l'autre d'ailleurs. Ce n'était pas totalement un décision, de bouder — être triste pas du tout, et ça en découlait, quelque part.

    Heureusement il semblait que ça puisse être bientôt fini. Oh bien entendu rien n'était jamais fini. Mais la cloche sonnait tout de même. Il rangeait toujours lentement ses affaires et plus lentement encore quand il était contrarié — non il n'était pas contrarié non ça n'était pas vraiment ça, il était plus attristé bien sûr mais comme ça n'était pas important ce n'était pas la peine non plus de s'attacher à la précision. Et puis il lui faut du temps pour fermer sa trousse parce qu'il y a trop de trucs dedans, et puis tout le monde était parti voilà déjà et on l'attendait — on, pas les gens, on ne l'attendait pas, enfin, si, parfois, mais pas vraiment, il ne comprenait pas pourquoi des gens faisaient ça mais enfin là c'était le professeur qui devait fermer sa salle oui il faisait chier oui, il était au courant, mais c'était la vie. D'abord.

    Vu qu'il avait mis des heures, il s'attendait tout à fait et presque sincèrement — mais il n'était jamais vraiment sincère — à être tout seul dans un couloir vide — il y avait tellement de gens mieux à attendre ou à suivre, presque n'importe qui à vrai dire n'est-ce pas ; mais il ne pensait peut-être pas vraiment que les autres étaient mieux non c'était peut-être juste tous ces abrutis qui ne comprenaient rien et qui ne voyaient pas qui sait. Ce n'était pas vraiment la question. Ah oui. Une fois chassé de la salle, il constata qu'en fait il avait cet espèce — non, pas de vulgarité, s'il-te-plait — de Camille derrière la porte. Élégamment, il pensa quelque chose qui s'apparentait à « Et merde. » Et regarda s'il y avait des chances qu'il s'enfuie discrètement. Il constata qu'il n'y en avait pas et par conséquent, entreprit de partir en ignorant la chose avec ses sales cheveux oranges. Si, c'était vachement logique. On ne pouvait pas faire plus logique. Non vraiment. Vraiment. Et comme il marchait vite un peu il avait son sac ( en bandoulière, sinon tout ça devient impossible physiquement ) qui cognait dans le côté des ses genoux et ça faisait mal un peu bouh ouh ouh. Aïe.
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Camille V. Kaweda
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MessageSujet: Re: How much longer until you break ? [Mitsuchu] How much longer until you break ? [Mitsuchu] Icon_minitimeVen 16 Avr - 20:35

    Il prend un air de petite victime. Pathétique. Peut-être qu'il va chialer ? Camille le regarde d'un air blasé en fixant ses yeux qui ne le regardent pas. Il se demande s'il l'a déjà vu pleurer, peut-être, peut-être pas, est-ce qu'il s'en fout ? Oui, un peu, sûrement, trou noir dont les sensations se sont envolées y'a bien longtemps. Il aime pas quand Mitsu joue la victime, ça l'agace. Ca lui donne une putain d'envie de lui foutre son poing dans la gueule.

    Non mais c'est quoi le problème de ce gamin ? C'est quoi le drame là ? Sérieusement ? Il froisse un peu des gribouillis et l'autre chialerait presque sur son sort ? Mais pauvre Chéri quoi ! Pauvre chéri merde. Les sourcils froncés le roux détourne le regard du brun. Il se dit parfois qu'il a rien jamais du vivre, qu'il a jamais du connaître que sa petite vie bien rangée. Il en sait rien, il le dit, c'est tout. Il lui dirait bien à lui d'ailleurs, qu'il est insupportable à se lamenter sur lui-même, lamentable en fait, ouais c'est un mot qui lui correspond bien. La-men-table. Lalala.

    Il pousse un long soupir alors que la cloche sonne et s'étire d'une manière bien peu discrète comme s'il avait été là depuis des heures : « Mais dix minutes de maaaths ça fait trois heuuures dans ma têteuuuh ». Il fait ainsi une gymnastique assez peu conventionnelle alors que par groupe de cinq ou six les élèves s'échappent de la salle en brayant, Camille s'affale sur la table et regarde Mitsu-chu qui range à la vitesse d'un escargot ses affaires.

    « Tu boudes gamin ? »
    il sourit ignorant sa rage. Remarque elle doit se sentir. Mais c'est amusant de s'énerver, au fond. Il se comprend. La logique interne de Camille.

    Il répond pas, petite victime range ses affaires silencieux. Camille prend Skelly contre lui et puis se lève rapidement, histoire de se mêler à la foule de mouton grouillant en grognant, il était vraiment pas assez patient pour ce tit japonais, mais le français, il est trop gentil, oui oui c'est bien connu, Camille il est gentil, haha la blague, il en rirait presque s'il était d'humeur mais il l'est pas alors il rit pas et il s'arrête contre l'un des murs près de la porte. Parce qu'il est trop gentil. Sérieusement.

    Enfin, genre, mais bref.

    Donc il attend Mitsunari, qui pourrait-il attendre d'autre, ce rouquin, il a fait quelques signes à des gens de sa classe sans pour autant réellement répondre à leurs quelques « Salut Camille ! » ou « Haha on pensait pas te voir ! ». Tsss. Sourcils froncés, Skelly contre ses côtes, dos contre le mur froid, Camille attend.

    Il fait semblant de pas le voir, il rentre sa petite tête dans ses épaules, haha mais c'est qu'il veut se rendre encore plus minuscule que ce qu'il est ? En trois pas, le jeune homme est à sa hauteur. Il regarde son sac en bandoulière qui tape sur son genou et le visage crispé du gamin. Et il sourit. Un graannnnd sourire.

    « Hé Mistuu, c'est trop lourd pour toi ? »
    qu'il dit en prenant une tête de martyr.

    Il ricane.

    « La douleur qui se tait n'en est que plus funeste, jeune impudent. »
    qu'il susurre reprenant les mots de Racine en rapprochant son visage fin de celui du gamin et il passe une main dans sa chevelure qu'il ébouriffe. Sûrement que Mitsu déteste, hait, que dis-je, exècre ça. Mais Mitsu a pas son mot à dire. Il a de beaux cheveux. Haha.

    Alors Camille avec des gestes trop rapides – c'est fatiguant d'être rapide, Camille préfère être lent – passe cette main qui était sur le haut du crâne du gamin jusqu'à sa taille fine et il le traine jusqu'à se retrouver coller contre le mur. Avec le gamin fin contre lui, il a ses deux mains posées sur ses hanches. Il serre, il va pas dégager, il le regarde de haut, tout plein de mépris, et il grogne.

    « Alors Mitsu. Garde pas cette énorme douleur pour toi tout seul, t'es trop p'tit, elle va t'écraser. 
    » Et il rajoute. « Qu'est-ce qui s'est passé ? Un méchant monsieur t'a cassé ton crayon fétiche ? »

    Moqueur. Faut pas non plus croire qu'il fait ça par plaisir. Non mais. (Enfin c'est pas si désagréable de garder le gamin contre lui. Mais il le sent, il va pas rester. Il va s'enfuir. C'est trop chou. Si Camille était autre, il serait amoureux.)
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Mitsunari Egawa
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MessageSujet: Re: How much longer until you break ? [Mitsuchu] How much longer until you break ? [Mitsuchu] Icon_minitimeMar 11 Mai - 16:49

    Non vraiment il n'aimait pas qu'on le touche. Enfin, si. Bien sûr. Comme tout le monde. Enfin, peut-être comme tout le monde. Mais peut-être pas. Enfin il aimait mais il n'aimait pas. Du tout. Lâche-moi. Il aimait d'autant qu'étant physiquement inexistant, il ne pouvait jamais se dégager. Là par exemple. Il ne pouvait pas s'en aller. Parce que, d'abord, il n'avait, donc, aucune existence sur le plan physique face à Camille, enfin, il était bien plus grand que lui, et puis, Mitsu, c'était du mou, du ramolli, vous voyez, il a des os, enfin il paraît, mais y a pas de muscles dessus — enfin des muscles tout mous quoi. Et puis il avait un problème, oui, un problème, comme en maths, sauf qu'en maths, y a des petites questions partout pour résoudre le problème, mais dans la vie, et dans Mitsunari, ça ne se passait pas comme, il n'y avait des petites questions bien pratiques partout. Non non non. Il y avait un marasme une mélasse une bouillie un porridge du riz trop cuit un plat en sauce de la boue un tas de trucs pas très clairs parce que ce serait trop facile si on pouvait tout distinguer et reconnaître, hein.

    Où en étions-nous déjà ? Ah oui. Le problème. Mitsunari c'était un gamin bien sûr, il avait 6 ans dans sa tête, mais d'un autre côté, non, pas du tout. Alors il n'aimait pas qu'on le colle et qu'on le touche parce qu'en fait si. Enfin ça dépendait des gens. Il y avait les gens neutres, les gens beûrk, les gens gêne. Camille était dans les gens gêne. Quelle horreur vraiment quelle horreur. Pourquoi, pourquoi, oh, hé bien, parce qu'il avait des grands cheveux peut-être, parce qu'il était grand probablement, parce qu'il avait un corps élancé, enfin, échalas, voilà. Mais ce n'était pas la question. Quand Mitsunari pensait, il se retrouvait toujours sur ces choses dont il n'était pas question.

    Là où il s'agissait d'en arriver c'est qu'il rougissait. Rougir traduit la gêne et il est affreusement gênant de rougir. La vie les choses le monde ce sont des masses de cercles vicieux. De toute manière il n'avait plus de temps à perdre à se sentir gêné puisqu'il devait se concentrer pour ne pas pleure. Il avait envie de pleurer quand il avait honte quand il avait mal quand il se sentait méprisé et dans d'autres occasions encore. Et ensuite, quand il sentait qu'il allait fondre en larmes il se sentait pitoyable et avait honte et du coup il avait encore plus envie de pleurer. N'est-ce pas que c'était terrible ?

    Se foutre ouvertement de sa gueule. C'était bon, il avait l'habitude, il avait l'habitude, c'était bon, il le méritait, c'était bon, ça ne le touchait pas, il avait l'habitude, ça ne le touchait pas, ça allait, ça ne te touche pas tu t'en moques tu t'en moques tu ne te sens pas mal tu n'a pas envie de disparaître et tu peux sourire et prendre tout légèrement comme si de rien n'est-ce que c'est facile de faire comme si de rien. On n'a ps pensé à l préciser plus haut, parce qu'on était dans la tête, dans sa tête, mais justement, sa tête, il l'avait gardée baissée, et là, il envisageait de la relever, parce que bon, c'était pas bien digne, de baisser la tête. C'était avoir déjà perdu. De toute manière, en toute situation, Mitsunari avait toujours déjà perdu.

    Comment répondre ? Que répondre ? Il ne savait pas répondre n'aimait pas répondre n'avait l'habitude de devoir répondre, lui, normalement, il partait, il fuyait, il esquivait. Il aurait tellement aimé pouvoir le faire. Le problème, c'était qu'il l'aimait au moins bien, Camille. C'est assez horrible, que quelqu'un qu'on aime nous méprise. Ne fasse pas attention du tout. Néglige. Ignore. Soit indifférent. Se moque. Tout ça, c'est toujours, tout ça. Il y a beaucoup de tout ça n'est-ce pas. Répondre. Il n'avait pas envie. Il aurait aimé avoir un alice pratique, là. Type je passe à travers les murs. Ho oui, ho oui, passer à travers les murs, ça lui serait tellement utile à lui !

    « Je peux partir, s'il-te-plait ? Ça ne t'intéresse pas, moi, tu ne comprends pas, et puis il n'y a rien à comprendre, et puis il n'y a rien du tout. »

    Et puis c'est parce que tu es idiot que ça ne va pas tu vois ma petite chose, alors c'est de ta faute alors tu le mérites. Quoi, bah, on s'en fout, et au fait, tu sais, là, tu te prends grave la tête, et tu devrais arrêter, c'est mauvais pour ta santé, enfin, ça, mais bon, ça craint, quoi. Pense positif, pense bouffe, pense gâteaux, pense Marcel Proust, pense princesse Disney.

    « Tu dois avoir mieux à faire que me regarder être lamentable, non ? Je suis sûr que si, et moi aussi d'ailleurs. »
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